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Mali

Après une dizaine de jours au Maroc, entre Casablanca et Marrakech, me voici au Mali, à Bamako.
 
Le contexte sécuritaire étant en ce moment difficile dans ce pays du Sahel, il était pour moi essentiel de me rendre auprès des 7500 Français qui y sont établis afin d’échanger sur leurs différentes préoccupations.
Pour débuter ce déplacement, j’ai tenu à m’entretenir avec mon ami et frère, Aliou Boubacar Diallo, pour lequel j’ai la faiblesse de croire qu’il ferait un excellent Président de la République malienne. En effet, je retrouve chez lui les mêmes accents visionnaires et régaliens que chez mon ami Mohamed Bazoum, le Président élu du Niger.
Pour résumer nos heures d’échanges, je dirai que la crise sécuritaire que nous traversons est avant tout une crise économique et sociale à résoudre. En effet, le seul horizon pour nombre de jeunes sahéliens se résume en deux mots : le Zodiac ou le djihâd.
Les groupuscules terroristes prospèrent sur cette petite criminalité de grands chemins.
Alliou Diallo sait de quoi il parle en tant qu’acteur économique de premier plan. Il est notamment un exemple dans le domaine de l’énergie. 
En effet, l’un des piliers de son programme présidentiel est l’exploitation par le Mali de l’hydrogène naturel, sources d’énergie du futur car peu cher à exploiter et non-polluant.
 Si les pays développés commencent à peine à s’intéresser à ce trésor écologique, le Mali grâce à Aliou Boubacar Diallo, investit dans ce secteur depuis une dizaine d’années: recherche scientifique, exploration, transformation de l’hydrogène naturel en énergie, la société Hydroma, notamment, est pionnière au niveau mondial.
Avec sa fondation, il œuvre au quotidien pour que plus de 400 000 familles bénéficient de l’accès à l’eau. 
Il prévoit que si demain s’il devenait président, en 100 jours, chaque malien aura un accès direct à l’eau potable avec dans le même temps un plan d’électrification massif. En effet, plutôt que d’être uniquement concentré sur les aspects militaires et sécuritaires, il faut rééquilibrer les politique publiques vers : l’eau, l’électricité et l’emploi durable, il est fort à parier que l’insécurité du Sahel connaîtra son crépuscule. Plus aucun terreau sur laquelle pousser.
Un échange passionnant que je raccroche à mon projet de CEMER qui rêve de voir entre l’Europe et l’Afrique la première zone régionale de production d’énergie renouvelable au monde. J’entame ainsi ma tournée à la rencontre des Parlements locaux et des acteurs économiques privés qui seront au cœur de cette belle idée !