Burkina Faso

Le petit potager

Mon déplacement au Burkina Faso est l’occasion pour moi d’aller à la rencontre des Français qui entreprennent à l’étranger. 
Ainsi à Bobo-Dioulasso, j’ai rencontré  Monsieur Jacques Pinon, en compagnie de son fils Stéphane qui m’ont présenté leur superbe projet Le Petit Potager, qui depuis 5 ans innove dans le domaine de la culture maraichère.
 
Le Petit Potager regroupe sur 4 hectares 3 maraichers, dont dépendent 25 personnes. Là-bas, on cultive de manière raisonnée et en préservant l’environnement au maximum. En effet, les sols sont assainis afin d’éviter l’utilisation d’intrants chimiques, et les semences sont sélectionnées avec soins. Parmi les pousses sélectionnées, on retrouve les pousses de menthe marocaines qui viennent du village de Tiznit au sud du Royaume. Je fus très heureux de retrouver de la menthe marocaine au Burkina Faso ! De plus, cette menthe est particulièrement chère à mon coeur car c’est celle qu’utilise ma mère !
 
Ces exigences environnementales ont permis au Petit Potager de se distinguer par l’excellence de ses produits. De plus, ces exigences ne sont pas un frein à la diversité de fruits et légumes qu’ils cultivent, bien au contraire !
 
Cette qualité et cette variété que le Petit Potager propose leur a permis d’être plébiscité par un nombre important de clients directs, qu’ils soient des particuliers, ou des professionnels comme des hôteliers, restaurateurs et même l’Ambassade !
Fort de cette notoriété, le projet est en pleine croissance et demande donc de nouveaux investissements. Ainsi, le Petit Potager voudrait agrandir sa surface cultivables et installer un système de tri et nettoyage des produits avant emballage par exemple. Néanmoins l’accès à de nouveaux financements s’avère parfois compliqué. L’exigence première de l’organisation est la formation des personnes à la culture maraichère raisonnée et continuer de créer un lien fort avec la clientèle en déployant une chine de boutique de vente directe.
 
Je félicite Jacques Pinon et son fils Stéphane pour leur projet, je les remercie pour son accueil chaleureux, et surtout de nous avoir partagé leur passion pour une culture maraichère raisonnée qui permet de mieux manger et de respecter la nature. Bravo à eux et à leurs équipes !