Base aérienne projetée

Visite

Temps fort de mon déplacement au Niger, la visite de la Base Aérienne Projetée de Niamey (BAP), située dans l’enceinte de la base aérienne 101 des Forces Armées Nigériennes (FAN). Autrement dit la force de frappe aérienne de Barkhane, ce qui fait le cœur de sa puissance…
J’étais accompagné à cette occasion par Monsieur le conseiller adjoint de coopération et d’action culturelle, Christophe Reilhac, mon collègue Jacques Maire, député, ainsi que Madame Dirand, chargée de mission gouvernance à l’ambassade de France à Niamey.
Faisant partie du dispositif de l’opération Barkhane lancée le 1er aout 2014, elle repose sur une approche stratégique fondée sur une logique de partenariat avec les principaux pays de la bande sahélo-saharienne (BSS) : Burkina-Faso, Mali, Mauritanie, Niger, et Tchad et a pour mission de lutter contre les groupes armés terroristes tout en soutenant les forces armées des pays partenaires afin qu’elles puissent prendre en compte cette menace. En outre, la coopération militaire permet d’appuyer les manœuvres terrestres et d’accomplir des évacuations médicales.
En effet, en parallèle à ces interventions, plusieurs actions de bienfaisance sont menées en collaboration avec la délégation spéciale de Niamey et d’autres institutions nigériennes. A cet actif, on peut citer la cartographie des zones inondables, le renforcement des pistes latéritique, la mise à disposition de camions citernes pour des activités ponctuelles, la distribution d’environ 500 kg de médicament sur une fréquence mensuelle, ou encore des dons de fournitures scolaires, de jouets et la construction de mur d’école.
Ainsi, en arrivant sur cette base, j’ai immédiatement eu une pensée émue pour nos 55 soldats français tombés sur le front ainsi qu’à leurs familles et à leur proches, et me dire que leurs pertes ne pourront rester vaines.
Depuis 2013, la France a investi quelques seize (16) milliards de FCFA uniquement au niveau de l’aménagement de la base aérienne. La BAP compte entre autres : plusieurs drones, plusieurs Mirage 2000, des Boeings C 135 ainsi que des hélicoptères de combat. Les coûts de ces engins oscillent entre 10 millions (11 287 500 Franc CFA) et 170 millions d’euros (111 512 690 005 Francs CFA).
Annuellement, ce dispositif permet d’effectuer quelques 8000 mouvements d’aéronef, de faire transiter 5000 tonnes de fret, ou encore d’assurer la sécurité de plus de 50 convois terrestres.
Pour faire fonctionner ce dispositif, la France débourse annuellement 22 milliards de FCA uniquement en carburant alors que les contrats en approvisionnement local s’élèvent à 6 milliards de Francs CFA, pour un total de 350 Nigériens employés au titre de la BAP.
Je tiens à remercier Monsieur le Colonel commandant la Base Aérienne Projetée pour son accueil ainsi que les échanges qualitatifs que nous avons pu avoir.
Au même titre, un grand merci aux chefs des détachements Reaper et Mirage 2000 pour leurs explications techniques sur ce que représente nos forces aériennes sur l’opération Barkhane, mais aussi dans le monde.